5 idées fausses sur l’alimentation qui t’empêchent de perdre du poids

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Nombreuses sont les idées reçues qui se transmettent de bouche à oreilles et de générations en générations sans jamais faire l’objet d’une remise en question. Nous les acceptons en général parce que dit-on on nous l’a dit et nous les transmettons à notre tour à qui veut le savoir sans jamais soumettre des idées trop fréquemment admises, au prisme de la science qui en est l’épreuve du feu !

Nous allons vous présenter aujourd’hui 10 idées fausses mais fréquemment admises même par des professionnels, sur l’alimentation.

1- Sauter le petit déjeuner fait grossir

On ne cesse de nous marteler à longueur de journée et au fil des années dans les médias que le petit déjeuner est le repas le plus important de la journée. N’en déplaise à certains, rien n’est plus faux ! Cette affirmation n’a de mérite que de servir les intérêts capitalistiques des industriels de l’agroalimentaire. A la base de cette affirmation, se trouve le l’idée que sauter le petit déjeuner conduit à de grosses faims par la suite et par conséquent à une prise alimentaire plus importante d’où un gain de poids.

Une étude publiée en juin 2014, s’est intéressée à la prise ou non du petit déjeuner chez 283 adultes en surpoids et obèses, conclu que cela ne fait en moyenne aucune différence au niveau de la perte de poids (1). Toutefois, il convient de préciser que à prise de calories égales sur la journée, sauter le petit déjeuner ou l’un des principaux repas de la journée (jeûne intermittent), est plus bénéfique pour la santé notamment en ce qui concerne la perte de poids (2). Cependant, pour les enfants et adolescents en pleine croissance, il n’est pas recommandé de sauter le petit déjeuner (3).

2- Manger fréquemment permet de stimuler davantage le métabolisme et peut aider à perdre du poids

Cette affirmation est basée sur ce qu’on appelle l’effet thermique des aliments d’après lequel nous dépensons en moyenne 10% du total de calories ingérées lors d’un repas pour digérer et assimiler ce dernier (4). On constate que ce qui est important c’est bien le nombre total de calories ingérées sur la journée et non le nombre de repas. En pratique, manger 2 repas de 1250 Kcal a le même effet thermique que manger 5 petits repas de 500 Kcal chacun. Dans les deux cas, l’effet thermique est d’environ 250 Kcal. Enfin, à calories égales, l’augmentation ou la diminution du nombre de repas sur la journée n’a pas d’effet sur le nombre total de calories brûlées (5).

Conclusion, si manger plus fréquemment n’a pas d’effet sur l’équation d’équilibre énergétique, il est clair que cela ne peut pas vous aider à perdre davantage de poids.

3- Manger fréquemment aide à réduire la sensation de faim

Sur ce point, il n’y a jusqu’à présent pas de consensus. Certaines études suggèrent que des prises alimentaires plus fréquentes conduisent à réduire la faim tandis que d’autres montrent l’effet contraire. Il convient toutefois au niveau individuel de suivre son ressenti. Manger fréquemment peut permettre de réduire la sensation de faim pour certaines personnes tandis qu’elle peut pousser à une faim excessive chez d’autres. Donc soyez à l’écoute de votre corps.

4- Votre corps a besoin d’un approvisionnement constant de glucose

Il est assez répandu que si nous ne consommons pas régulièrement des glucides, notre cerveau peut tomber en hypoglycémie et cesser de fonctionner de façon optimale. En réalité, même après une période d’abstinence alimentaire de 24 heures, l’ensemble des organes continue toujours d’être approvisionné en glucose indispensable à leur fonctionnement. En effet, le corps peut facilement produire le glucose dont il a besoin à partir d’un processus appelé néoglucogenèse. Notre corps dispose de 4 principales sources de glucose : (i) les aliments que nous consommons ; (ii) le surplus de sucre consommé à partir de l’alimentation et qui est stocké dans le foie ; (iii) les cellules adipeuses (graisse sous-cutanée), et enfin (iv) le glycogène contenu dans les muscles. Ces sources d’énergie sont utilisées de manière successive et au fur et à mesure, pour produire du glucose jusqu’à épuisement.

Ainsi, le corps peut continuer à produire du glucose pour alimenter le cerveau en énergie même pendant des jeûnes longs. En théorie, jusqu’à épuisement de la quatrième source, le corps peut continuer à produire du glucose pour l’alimentation du cerveau.

5- Le jeûne est mauvais pour la santé et le métabolisme

Il est claire que le jeûne ne rapporte pas un sous à l’industrie agroalimentaire ou à qui que ce soit. C’est pourquoi malgré les recherches qui ont été faites sur le sujet pour mettre en évidence ses bienfaits sur la santé, les résultats ne sont jamais publiés dans les médias.

Le corps humain n’a pas été conçu pour être constamment nourri. Ce n’est qu’avec la révolution industrielle que l’humanité dispose maintenant de quoi se nourrir tous les mois de l’année. Or la biologie humaine n’a pas évolué depuis l’époque pré-industrielle. C’est pourquoi on note partout dans le monde, une explosion du phénomène de l’obésité.

Le jeûne court (moins de 24 heures) induit un processus de réparation cellulaire appelé autophagie. Ce terme désigne le processus par lequel notre corps se débarrasse de nombreux déchets, notamment de toxines, et recycle les composants des cellules endommagées.

D’après le Dr. Colin Champ, Radio-Oncologue et Professeur Adjoint au Centre Médical de l’Université de Pittsburgh, « (…) L’autophagie nous transforme en machines capables de se débarrasser des pièces défectueuses, de stopper la croissance cancéreuse, et certains troubles métaboliques tels que l’obésité et le diabète« . En stimulant le processus d’autophagie de votre corps, vous freinez l’inflammation, ralentissez le processus de vieillissement et optimisez les fonctions biologiques.

« (…) L’autophagie nous transforme en machines capables de se débarrasser des pièces défectueuses, de stopper la croissance cancéreuse, et certains troubles métaboliques tels que l’obésité et le diabète« 

Dr. Colin Champ, Radio-Oncologue et Professeur Adjoint au Centre Médical de l’Université de Pittsburgh

Le jeûne court augmente le taux métabolique. Des études montrent qu’un jeûne de 48 heures maximum peut effectivement stimuler le métabolisme de 3,6 à 14% (6, 7). Le jeûne pendant 3-24 semaines entraîne une perte de poids corporel de 3-8%, et une baisse de 4-7% dans la graisse du ventre.

Pensez donc à inclure dans votre programme diététique, des petites périodes de jeûne de 24 heures (2 fois par semaine) afin d’améliorer votre santé et perdre du poids par la même occasion pour les personnes qui le souhaitent !

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