Activité sexuelle chez l’homme et risque de cancer de la prostate

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Les chercheurs s’accordent tous sur le fait que l’alimentation,le mode de vie et la génétique des individus jouent un très grand rôle dans le risque d’apparition de cancer. Ces dernières années, l’incidence de toutes les formes de cancer n’a cessé d’augmenter; qu’il s’agit des formes de cancer très fréquentes ou des formes plus rares. Chez les femmes, la forme de cancer la plus répandue est le cancer du sein tandis que chez les hommes c’est le cancer de la prostate. Il peut paraître intéressant de n’écarter aucune piste dans la recherche des facteurs de risque à cette maladie (cancer). Si dans la littérature scientifique plusieurs facteurs ont été identifiés comme le style de vie, l’héritage génétique et l’alimentation, il est cependant important de savoir qu’aucun de ces facteurs n’entraîne irrémédiablement l’apparition d’un cancer. Si on peut modifier durablement son style de vie, on ne peut malheureusement pas modifier sa génétique.

Dans une publication récente parue dans le Journal of Sexual Medicine, des chercheurs chinois ce sont intéressés à la relation qui pourrait exister entre l’activité sexuelle chez les hommes et le risque d’apparition d’un cancer de la prostate. Bien que le rôle de l’activité sexuelle dans le risque d’apparition d’un cancer de la prostate ne soit pas encore bien établi dans la littérature scientifique, ces chercheurs ont mené une méta-analyse regroupant l’ensemble des études disponibles sur le sujet afin de mettre en évidence la relation entre l’activité sexuelle et le risque de cancer de la prostate. L’activité sexuelle ici se mesure essentiellement par les 3 facteurs suivants : (1) le nombre de partenaires sexuels féminins, (2) l’âge au premier rapport sexuel et (3) la fréquence d’éjaculation.

1) Le nombre de partenaires sexuels

Il s’agit ici pour les hommes, du nombre de partenaires sexuels de sexe féminin. Le partenaires homosexuels n’étant pas pris en compte. Les hommes avec un plus grand nombre de partenaires sexuels présentent un risque plus élevé de développer un cancer de la prostate par rapport à ceux avec un nombre de partenaires plus faible. Une augmentation de 10 partenaires sexuels féminins de plus accroît de 10% le risque de cancer de la prostate.

2) Age au premier rapport sexuel

Dans notre société actuelle, l’âge au premier rapport sexuel est de plus en plus bas. Retarder le plus longtemps possible l’âge au premier rapport sexuel peut avoir plusieurs bénéfices bien qu’il peut s’accompagner de certains inconvénients comme les railleries de la part des camarades et ami(e)s. Non seulement cela met à l’abri des grossesses non désirées et des maladies sexuellement transmissibles, mais il pourrait agir aussi comme un facteur protecteur au développement d’un cancer de la prostate. Ainsi, une augmentation de 5 ans de l’âge au premier rapport sexuel est associée à une diminution de 4% du risque de développement d’un cancer de la prostate. Plus on a son premier rapport sexuel tard, mieux c’est (n’en déplaise à certains).

3) La fréquence d’éjaculation

L’étude de précise pas à ce niveau s’il s’agit d’une éjaculation par masturbation ou alors d’une éjaculation intravaginale.

Les hommes ayant une fréquence d’éjaculation élevée ne présentent pas plus de risque de cancer de la prostate que ceux ayant une fréquence d’éjaculation plus faible (minimale). Aucune association n’a ainsi été mise en évidence entre une fréquence d’éjaculation maximale/minimale et le risque de cancer de la prostate. Toutefois, une fréquence d’éjaculation modérée entre 2 et 4 fois par semaine est associée à une diminution de 9% du risque de cancer de la prostate chez les hommes.

En conclusion, les hommes ayant moins de partenaires sexuels, un âge plus avancé au premier rapport sexuel et une fréquence d’éjaculation modérée (2 à 4 fois par semaine) présentent une diminution significative du risque de développement d’un cancer de la prostate. Une modification des comportements sexuels chez les hommes pendant les premières années d’activité sexuelle pourrait être bénéfique à long terme surtout quand on sait que l’âge est un facteur de risque à l’apparition d’un cancer de la prostate qui touche plus les hommes du 3ème âge. Vous ne souhaitez certainement pas en faire partie !

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